22
avril

Ma passion, mon histoire!

   Publié Par: admin   dans

Béatrice

Ma passion , la Couture

Voici rendu dans la cinquantaine et une remise en question de ma vie personnelle, de couple, de mère et surtout de carrière , des changements majeurs s’imposent. Alors je décide de faire le grand saut et d’essayer de vivre de ma passion la couture.

Ma passion pour la couture a commencer toute petite en regardant ma mère faire de la couture , son reprisage , les réparations de toutes sortes sur nos vêtements. La récupération ce n’est pas d’aujourd’hui J’ai souvent vu et aidé ma mère a refaire des vêtements a partir de vêtements donnés par une voisine ou une tante.

A la fin des années 1969-1970  il y avait une émission de télévision que ma mère écoutait et que je regardais religieusement avec beaucoup d’intérêt les trucs et les conseils de Madame Angéla Dibello. Moi mon rêve était d’allé étudié a MOntréal a l’école de couture de cette dame renommée. Mais hélas les moyens financiers de mes parents a l’époque en n’ont décidé autrement. Je dû continué de regardé ces conseils a la télévision.

Un souvenir qui me reviens souvent est celui-ci: Ma grand-mère  maternelle possédait entre autre un magnifique manteau de fourrure en mouton de perse noir et tres long. Lorsque qu’elle tomba gravement malade (arthrithe rhumatoide) elle du quitté son logement pour ne jamais y revenir  . Ma mère hérita de bien des choses de ma grand-mère et entre autre , ce manteau. Apres le décès de ma grand-mère et cette dure hiver  de 1969 ou j’avais justement besoin d’un manteau chaud pour aller a l’école. J’étais en secondaire 1. Un soir elle me dit je crois que j’ai trouvé ton manteau, elle sorti ce bijou du garde-robe. Mais voila  le manteau de ma grand-mère ne fesait pas mon affaire, il était beaucoup trop grand pour moi. Elle a tout reconstruit le manteau , racourci la longueur long a trois quart , racourci les manches, repositionna les manches et réajusta avec des pinces a la taille, et pour un look plus jeune, elle dénicha une bande de fausse fourrure elle cousa tout le long du devant, la bordure du bas, le col , les revers des manches. Croyez moi j’avais le plus beau manteau de l’école j’avais un manteau unique.

C’est un hommage a mère ,c’est elle qui m’a donné la chance de découvrir cette passion. Dans ma famille du côté de mon père , mes tantes étaient toutes d’excellentes couturières mais c’est avec elle que j’ai appris. Un jour elle rencontre un messieur qui donnait du travail a domicile , elle appelait ce travail du picurage. Ce messieur apportait une fois par semaine d’immense rouleau de tissu ,ce tissu était du fin lainage pour la confection des habits pour hommes .Elle déroulait et passait par dessus une table haute que mon père lui avait confectionné . Elle devait glissé ses mains sur l’endroit du tissu ( on est en 1968-1969) pour détecter les noeuds des entures des fils cassés de ces tres longues pièces qui quelques fois ne se voyaient pas a l’oeil nu. Quand elle en trouvait , elle devait retourné le tissu et a l’aide d’une aiguille spéciale ( avec une petite boulle au bout) elle devait passé l’aiguille au travers du tissu et sortir le noeud a l’envers, devinez et bien je me suis mise a faire la même chose , çe fut mon premier travail payant et un contact avec le tissu. J’ai appris les termes des tissus, la trame , le droit fil, tisser 1/1, tissé 2/2, les quadrillés ou carreaux, les rayures ,a detecter l’endroit de l’envers, les lainages fins etc. Trois ans plus tard ce messieur pris sa retraite et nous avons dû trouvé un autre travail.

Mes premiers vrais projets ont été de me faire une jupe et corsage noué dans le cou , on est en juillet 1971 pour ma premiere sortie avec mon premier chum , aujourd’hui mon mari , pour l’hiver avec l’aide de mère mon premier manteau d’hiver a mon goût ,en grosse laine a carreaux rouges , croisé en double boutonnage et doublé de faux mouton bouclé. Je l’ai usé .

Depuis je n’ai jamais arrêté de coudre.

 

Un jour ma mère me dit j’ai trouvé du travail dans une petite usine de couture installé dans notre village. Elle me fit engagé comme couturière, j’ai lâché l’école a 15 ans pour travailler a plein temp comme couturière industrielle. La propriétaire ,était une femme dans la soixantaine tres humaine et généreuse aidé de sa fille sous-contractait pour une usine qui fabriquait des vestes de chasse pour chasseur.

De tres beaux souvenirs de cet expérience, cette petite shop était a même la demeure de cette dame , elle avait acheté une ancienne épicerie transformé en atelier avec pleins de machines a coudres de toutes sortes. Ma mère travaillait a l’avant ou elle cousait des vestes et moi dans un appartement 8×10 pieds situé a l’arrière de la maison, avec deux autres dames dans la quarantaine avancé qui écoutait l’apres-midi un émission de sexe  a la radio j’en avait 15 ans. Ce que nous y fesions pour que nous soyons a l’écart des autres! , nous remplissions les vestes de plumes et nous les fermions et les surpiquions pour empêcher la plumes de se promener dans la veste . Elle recevait de tres grosses poches de plume de canard qui mesurait 4 pieds de hauteur, une dame avait pour tâche de remplir avec deux grosses poignées de plume dans le dos , une grosse poignée dans chaque devant. Moi et une autre dame nous devions fermé le bas et faire des picures sur la veste en formant des carrés. Nous étions payés a la pièce. De tres bons souvenirs de cette expérience. 

Pendant cette année la je me suis marié et déménagé dans la municipalité voisine  »Qui prend mari ,prend pays ». Un an plutard je changeais d’usine pour me retrouvé dans une plus grosse usine de couture avec presque cent employé(es) La Tam’Oshanter. Nous confectionnions des chandails, je travaillais sur une overlock trois fils, je devais poser en moyenne deux cents paires de manches par jours pour faire mon salaire. On est en 1976 a 1980 . Un jour un syndicat c’est pointé ce fut le début de la fin et les portes ont fermés.

Un changement de carrière et la vie m’amène ailleurs dans un tout autre domaine , un travail dans la nature a travailler comme un homme, au côté de mon homme, mon mari changea aussi de métier il devint bûcheron et moi sans travail je l’accompagnait pour l’aider et je suis devenu une opératrice de débusqueuse  a temps plein pendant pluseurs année jusqu’a la naissance de mon dernier fils eh! oui tout s’apprend .

Malgré tout pour ne pas perdre la main j’ai toujours continué a faire de la couture pour moi et mon plaisir personnelle.

En 1994  changement de cap ,je suis engagé dans une grosse usine d’équipement de hochey la CCM de St-Jean sur-Richelieu. Ouf ! de soir , de jour, pendant un an et demi pas facile la vie quelques fois, je ne garde pas de tres bon souvenirs de ce passage dans cette usine. Poussez au maximun, des femmes qui pleuraient parce qu’elles n’avaient pas pu remplir le quota de la journée .Des bursites des burns out et encore une fermeture d’usine. A partir de ce moment les petits emplois mal .Chômage.

 Je contacte une amie qui contractait pour des usines de couture . j’ai travaillé chez moi caché entre les balots de vêtements a coudre ,des soixantes heures semaines pour une poignée de dollars. Je changeai de contracteur ,référérance d’une autre amie , j’ai fais pour cette dame 150 paires de pantalons pour hommes pour une boutique renommée a cette époque, quand elle est venu cherché les pantalons et elle me dit » Je t’amène ton chèque dans deux jours et d’autres pantalons. » J’attend encore , je n’ai jamais été payé, mais j’ai payé pour apprendre .

En 2006 au décès de ma mère et a l’aube de la cinquantaine sans travail et en plein questionnement sur mon avenir, mes fils rendu adultes ,apres de longues réflexions et discution avec mon conjoint,  je me suis demandé ce que j’aimais le plus , je n’ai pas eu de difficultés a trouvé la réponse , revenir a la source voulait dire revenir a la couture, le plus difficile était comment y revenir.

Il me fallait me trouvé une niche et une fâçon de faire différente d’exploité mon métier , ma passion, ma créativité .

 Le monde de la mode est tros difficile a cause de l’importation des pays comme la Chine  etc alors je n’entre pas dans ce domaine.

J’ai recommencé doucement chez moi comme artisane a confectionné des costumes pour tous et chacun qui rêve d’un costume spécial pour une occasion spéciale , des répliques de costumes d’époques avec de vrais patrons anciens remis au gôut du jour. ce concept m’ a amené a faire des recherches historiques sur toutes sortes de costumes ce qui est passionnant.

 Avec mon site internet qui maintenant me permet de rayonner au-dela de mon entourage et m’ouvre un marché sans frontières. 

Voila , un peu de ma petite histoire , je ne serai probablement jamais milionnaire de mon travail, mais j’ai trouvé le bonheur , ma plus grande récompense est la photo que le client(te) me fait parvenir revêtu de son costume que j’ai créer ou réalisé , et avec un beau sourir. Alors j’imprime cette photo que je mets sur le mur de mes Stars dans mon atelier. 

Au plaisir de créer votre plus beau costume.!

Hélène Poirier ,couturière, costumière.